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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 09:37
Un sdf de plus, mort ce mois-ci!
Via @[1193435088:2048:Marc Lagoutte] SDF, José est tombé le jeudi 7 février 2013 au matin, rue du Poteau, dans le 18e arrondissement de Paris. C’était son périmètre depuis des années. Tout le monde le connaissait. Il était comme chez lui sur son morceau de trottoir. Et pourtant, la rue a fini par avoir raison de lui. Portrait. En ce froid matin d’hiver, José n’arrive pas à se réchauffer. Il grelotte. Il a allongé ses jambes en travers du trottoir. Ce 7 février 2013, comme tous les jours, les passants l’ont sans doute enjambé sans prêter attention. Quand la boulangère le secoue, il ne répond plus. Il fera plusieurs arrêts cardiaques avant de s’éteindre à l’hôpital Bichat trois jours plus tard. « Je suis la dernière personne à lui avoir parlé », s’émeut Jeannine Cousin. Elle tient depuis 13 ans la boulangerie du 20 rue du Poteau, près de laquelle José avait élu domicile. « Il nous manque, ça fait un vide. Il y avait du respect entre nous. José, il avait une certaine conversation, une certaine éducation. Il était très érudit. » Reconstituer l’histoire de José, c’est s’attaquer à un puzzle aux pièces manquantes. Tout le monde le connaissait et à la fois personne. À beaucoup, José a confié qu’il était « un enfant de la DDASS ». À certains, il a aussi raconté que ses parents étaient mariniers sur la Seine, et qu’enfant, il avait vécu sur une péniche qui transportait du sable. À Olivier, charcutier au 22 rue du Poteau, il a même rapporté avoir perdu une sœur âgée de 3 ans qui s’était noyée après être passée par-dessus bord. « Trois ans chez les paras » Corinne, riveraine, livre sa version : « Il disait qu’il avait vécu de foyers d’accueil en foyers d’accueil. Puis chez une mère adoptive dans les HLM Porte de Montmartre. Mais ça s’est mal passé et il s’est retrouvé à la rue. » Paula, restauratrice rue Letort, lui connaissait un domicile, il y a 10 ou 15 ans, impasse Letort, dont il aurait été expulsé pour loyer impayé. Mais les locataires actuels de l’immeuble ne sont pas là depuis assez longtemps pour s’en souvenir. Autre pièce au puzzle, isolée : José racontait qu’il avait « fait trois ans chez les paras », suivi les entraînements, avant de se désengager. On ne lui connaissait pas de travail. Quelques déménagements peut-être, selon la boulangère qui se souvient : « Quand on lui disait : tu devrais chercher un boulot, il répondait : pourquoi ? Quand je vois que les retraités aujourd’hui n’arrivent pas à joindre les deux bouts… » « Il s’est laissé mourir » José bénéficiait de l’aide des commerçants et habitants du quartier, qui le dépannaient d’une pièce, d’un sandwich, d’une cigarette, de vêtements chauds. Mickaël et Fred, qui tiennent deux boutiques de textile rue du Poteau respectivement depuis six et dix ans, sont de ceux-là. José leur a même écrit depuis sa cellule lors de ses courts séjours en prison, après des bagarres et des affaires de drogue. Ils lui ont envoyé des mandats pour qu’il puisse cantiner. « Depuis deux ans, José avait arrêté de prendre du crack, raconte Mickaël. Il ne pouvait plus payer sa drogue. Il était passé à l’alcool. Deux ou trois petites bouteilles de vodka par jour. Ça ne lui réussissait pas. Et puis je pense qu’il s’est laissé mourir. » Courant janvier 2013, José a en effet perdu son compagnon de rue : un sans-abri Portugais, dit « Tino » qui a succombé à une hépatite C. « Il ne voulait pas quitter son quartier » José était connu des associations d’aide aux démunis. Florence, bénévole aux Robins des Rues, et membre du collectif des Morts de la rue confirme : « Beaucoup de monde le rencontrait lors des maraudes. Mais il n’avait pas de suivi social, même pas de domiciliation administrative. Quand on lui disait d’appeler le 115, il refusait. Il disait qu’il ne voulait pas quitter son quartier, qu’il y était très attaché, qu’il y était aimé. » Le Collectif des Morts de la Rue dénombre depuis 2002 les SDF qui meurent prématurément et tente de connaître leur histoire. José figure dans la triste liste des décès du mois de février 2013. Il y apparaît sous son nom de famille « Arnout ». Il avait 47 ans. il y a 48 minutes · Je n’aime plus · 6
Via Marc Lagoutte photo via la musica 
 
SDF, José est tombé le jeudi 7 février 2013 au matin, rue du Poteau, dans le 18e arrondissement de Paris. C’était son périmètre depuis des an...nées. Tout le monde le connaissait. Il était comme chez lui sur son morceau de trottoir. Et pourtant, la rue a fini par avoir raison de lui. Portrait.

En ce froid matin d’hiver, José n’arrive pas à se réchauffer. Il grelotte. Il a allongé ses jambes en travers du trottoir. Ce 7 février 2013, comme tous les jours, les passants l’ont sans doute enjambé sans prêter attention. Quand la boulangère le secoue, il ne répond plus. Il fera plusieurs arrêts cardiaques avant de s’éteindre à l’hôpital Bichat trois jours plus tard. « Je suis la dernière personne à lui avoir parlé », s’émeut Jeannine Cousin. Elle tient depuis 13 ans la boulangerie du 20 rue du Poteau, près de laquelle José avait élu domicile. « Il nous manque, ça fait un vide. Il y avait du respect entre nous. José, il avait une certaine conversation, une certaine éducation. Il était très érudit. »

Reconstituer l’histoire de José, c’est s’attaquer à un puzzle aux pièces manquantes. Tout le monde le connaissait et à la fois personne. À beaucoup, José a confié qu’il était « un enfant de la DDASS ». À certains, il a aussi raconté que ses parents étaient mariniers sur la Seine, et qu’enfant, il avait vécu sur une péniche qui transportait du sable. À Olivier, charcutier au 22 rue du Poteau, il a même rapporté avoir perdu une sœur âgée de 3 ans qui s’était noyée après être passée par-dessus bord.

« Trois ans chez les paras »

Corinne, riveraine, livre sa version : « Il disait qu’il avait vécu de foyers d’accueil en foyers d’accueil. Puis chez une mère adoptive dans les HLM Porte de Montmartre. Mais ça s’est mal passé et il s’est retrouvé à la rue. » Paula, restauratrice rue Letort, lui connaissait un domicile, il y a 10 ou 15 ans, impasse Letort, dont il aurait été expulsé pour loyer impayé. Mais les locataires actuels de l’immeuble ne sont pas là depuis assez longtemps pour s’en souvenir.

Autre pièce au puzzle, isolée : José racontait qu’il avait « fait trois ans chez les paras », suivi les entraînements, avant de se désengager. On ne lui connaissait pas de travail. Quelques déménagements peut-être, selon la boulangère qui se souvient : « Quand on lui disait : tu devrais chercher un boulot, il répondait : pourquoi ? Quand je vois que les retraités aujourd’hui n’arrivent pas à joindre les deux bouts… »

« Il s’est laissé mourir »

José bénéficiait de l’aide des commerçants et habitants du quartier, qui le dépannaient d’une pièce, d’un sandwich, d’une cigarette, de vêtements chauds. Mickaël et Fred, qui tiennent deux boutiques de textile rue du Poteau respectivement depuis six et dix ans, sont de ceux-là. José leur a même écrit depuis sa cellule lors de ses courts séjours en prison, après des bagarres et des affaires de drogue. Ils lui ont envoyé des mandats pour qu’il puisse cantiner.

« Depuis deux ans, José avait arrêté de prendre du crack, raconte Mickaël. Il ne pouvait plus payer sa drogue. Il était passé à l’alcool. Deux ou trois petites bouteilles de vodka par jour. Ça ne lui réussissait pas. Et puis je pense qu’il s’est laissé mourir. » Courant janvier 2013, José a en effet perdu son compagnon de rue : un sans-abri Portugais, dit « Tino » qui a succombé à une hépatite C.

« Il ne voulait pas quitter son quartier »

José était connu des associations d’aide aux démunis. Florence, bénévole aux Robins des Rues, et membre du collectif des Morts de la rue confirme : « Beaucoup de monde le rencontrait lors des maraudes. Mais il n’avait pas de suivi social, même pas de domiciliation administrative. Quand on lui disait d’appeler le 115, il refusait. Il disait qu’il ne voulait pas quitter son quartier, qu’il y était très attaché, qu’il y était aimé. » Le Collectif des Morts de la Rue dénombre depuis 2002 les SDF qui meurent prématurément et tente de connaître leur histoire. José figure dans la triste liste des décès du mois de février 2013. Il y apparaît sous son nom de famille « Arnout ». Il avait 47 ans.

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Animé par Patrice Garriga

Prédicateur de rues et en porte à porte.

Coéquipier avec les pasteurs du désert.

Engagé dans plusieurs associations humanitaires.

contact: patrice33320@gmail.com

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Lecture de ce troisième dimanche de l'Avent : Livre de Sophonie 3,14-18. Pousse des cris de joie, fille de Sion ! éclate en ovations, Israël ! Réjouis-toi, tressaille d'allégresse, fille de Jérusalem ! Le Seigneur a écarté tes accusateurs, il a fait rebrousser chemin à ton ennemi. Le roi d'Israël, le Seigneur, est en toi. Tu n'as plus à craindre le malheur. Ce jour-là, on dira à Jérusalem : « Ne crains pas, Sion ! Ne laisse pas tes mains défaillir ! Le Seigneur ton Dieu est en toi, c'est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour ; il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête. » J'ai écarté de toi le malheur, pour que tu ne subisses plus l'humiliation. Livre d'Isaïe 12,2.4bcde.5-6. Voici le Dieu qui me sauve : j'ai confiance ; je n'ai plus de crainte, Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ; il est pour moi le salut. Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, Annoncez parmi les peuples ses hauts faits ! Redites-le : « Sublime est son nom ! » Jouez pour le Seigneur ! car il a fait des prodiges que toute la terre connaît. Jubilez, criez de joie, habitants de Sion, car il est grand au milieu de toi, le Saint d'Israël ! Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,4-7. Frères, soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire ; soyez dans la joie. Que votre sérénité soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l'action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, gardera votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus. Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 3,10-18. Les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu'il partage avec celui qui n'en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu'il fasse de même ! » Des publicains (collecteurs d'impôts) vinrent aussi se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N'exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » A leur tour, des soldats lui demandaient : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites ni violence ni tort à personne ; et contentez-vous de votre solde. » Or, le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n'était pas le Messie. Jean s'adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l'eau ; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de défaire la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et dans le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera dans un feu qui ne s'éteint pas. » Par ces exhortations et bien d'autres encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

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