SOS Détresse est une association humanitaire assez unique qui œuvre en milieu rural et est basée sur Portets, Le
Tourne et Cérons. Portrait de son créateur, le pasteur Jean-Claude Giordanella.
Quel est le lien entre une boutique de 800 m² à Cérons, un centre d’hébergement à Portets, et un atelier de reprographie récemment créé au Tourne ? Ces trois structures appartiennent à
la même association, SOS Détresse, une structure éclatée qui a pour objectif l'insertion ou la réinsertion par le logement, l'emploi, et la santé.
«Qui connaît notre association sinon un petit environnement qui va de Bordeaux à Langon ?» reconnaît bien volontiers Jean-Claude Giordanella, pasteur de l'église réformée évangélique et son
président bénévole et discret. Cette association pèse pourtant plus d’un million d’euros en capital et emploie dix salariés (lire par ailleurs). Et certains se souviendront que lors de la
crise des sans-abris en décembre dernier son nom apparaissait en grand à Bordeaux sur le Quai Richelieu. Ils venaient de mettre un de leurs locaux à la disposition des Enfants de Don
Quichotte. Drôle d’histoire que celle de Jean-Claude Giordanella qui vient de fêter ses soixante-dix ans et qui créa cette structure en 1971. «Nous avons été amenés à travailler en milieu
rural tout simplement parce que j'habite Portets depuis maintenant près d’une trentaine d'années.» Né à Constantine, en Algérie, il connut une enfance chaotique, sans père et avec une mère
qui ne l’élèvera pas, une «herbe folle» selon ses propres mots.
Le pasteur Jean-Claude Giordanella, ancien cadre de banque, a lui-même connu la précarité.
patriceG64,